
Année de projet : 2006
Site : Rillieux-la-Pape (69), France
Programme : 68 logements et 6 plateaux aménageables
Surface : 5 805 m² SHAB+SU
La ville
Dans les années 1960, la ville de Rillieux-la-Pape a inscrit une série de constructions en masse intitulée la Ville Nouvelle. Résultant un tissu urbain abstrait superposé sur un terrain vide, cet ensemble de grandes barres et sa faible flexibilité ont créé des espaces vides en « libre-service », des stationnements, des espaces verts, ou des cheminements piétons, qui se communiquent difficilement avec les bâtiments.
Cette hétérogénéité a démontré une localité rigide peu familière ; de ce fait, cette confusion demande une adaptation de long terme pour abriter l’abstraction inconnue sous l’habitude raisonnable. Malheureusement, pour cette zone qui a été urbanisée en propriété par la politique renforcée de l’époque, avec le résultat peu favorable, la fin est prématurée.

L’architecture est en effet un instrument social qui permet de transformer les expériences des habitants en habitude collective avec le temps. Par exemple, dans les villes européennes, la mairie, l’église et la place marquent clairement le centre de la ville et de la vie quotidienne des habitants depuis le Moyen Âge. Même si le bâtiment de la mairie est remplacé par un nouveau, si l’église est réhabilitée ou si la place est aménagée différemment, le centre serait toujours là.
Le projet
Le quartier de la Ville Nouvelle se situe au sud de Rillieux-Village, un quartier pavillonnaire. Entre ces deux quartiers de morphologie très différente se trouve un interstice comme une zone d’amortissement. La relation géographique entre ces deux quartiers est difficilement trouvable ; il y a donc trois axes parallèles, la route de Strasbourg de Rillieux-Village, l’interstice et l’avenue de l’Europe de la Ville Nouvelle, qui ne se croisent pas et qui ne donnent pas les parcours poreux entre eux.

L’objectif du projet est donc de donner les parcours qualifiables en réaménageant une partie du quartier de la Ville Nouvelle pour une ville « plurielle ». Sur un axe clair, le projet se compose d’une série de 5 bâtiments alignés avec 4 emplacements pour les projets à venir, en créant le lien propose et visible depuis la place Maréchal Juin de l’avenue de l’Europe jusqu’au château d’eau (les trois tours) de l’interstice.
En effet, c’est une articulation qui ouvre les parcours vers l’autre côté de la Ville Nouvelle, en redéfinissant la limite urbaine et en rangeant des vecteurs de déplacements. Qualitatif et quantitatif, ce simple scénario pourrait engendrer les expériences sur l’orientation et la distance ayant le point de départ et le point d’arrivée signés, en revalorisant la limite entre ces deux quartiers en mettant le parcours facilement compréhensible.



